Voyage de printemps de l'Association culturelle à Verdun
Aigueperse, aigueperse, Notre-Dame, église, duc de Berry, Pierre de Nesson, Nesson, Imberdis, duc de Berry, transept, Sommeil de la Vierge, Saint François d'Assise, école de Bologne, Benedetto Ghirlandaio, Ghirlandaio, Bourbon, Gilbert de Bourbon, Montpensier, Saint Sébastien, Andrea Mantegna, Mantegna, Claire de Gonsague, duc de Mantoue, chapelle des morts, lanterne des morts, chapelle, Saint-Quintien, nativité, iconographie, annonce aux bergers, collégiale, berger, nativité-bagpipe, oeuvre d'art, fresque, peinture murale
Du mercredi 20 au samedi 23 avril 2016


Après les visites des champs de bataille de la Marne en 2014, une soixantaine d'adhérents de l'Association culturelle d'Aigueperse et ses environs s'est rendue à Verdun, à l'occasion du centenaire de la célèbre bataille. Pratiquement tous les régiments de l'Armée française sont allés combattre dans les tranchées autour de cette ville. Elle est aujourd'hui devenue un symbole du souvenir de la violence et des souffrances des soldats.

Ce voyage a été magnifiquement organisé par Bernard Boulin, membre du conseil d'administration et spécialiste de la Grande Guerre. Il a notamment pris contact avec des associations locales pour visiter des lieux d'exception.

Le groupe à la Croix de Lorraine

Le groupe à la Croix de Lorraine

Après un départ de très bonne heure et un petit-déjeuner pris à Digoin, le premier arrêt fut à Colombey-les-Deux-Églises. Le capitaine de Gaulle, blessé en 1916 à Douaumont, à côté de Verdun, resta prisonnier des Allemands jusqu'à la fin de la guerre. Charles de Gaulle a acheté une propriété, La Boisserie, dans ce village et est aujourd'hui inhumé dans le cimetière. Après un repas pris à La Grange du Relais, le groupe se dirigea vers le Mémorial Charles-de-Gaulle puis la Croix de Lorraine au sommet de la colline. Ouvert en 2008, ce mémorial propose un parcours d'interprétation historique complet autour du général de Gaulle et de son époque. Il ne s'agit pas d'un musée en tant que tel puisqu'aucun objet ayant appartenu au Général de Gaulle n'est présenté. Une grande variété de supports est présentée comme des films sur écrans géants, des décors reconstitués, des commentaires écrits, des archives sonores et audiovisuelles, etc.

Puis, l'autocar emprunta la Voie Sacrée, la route qui permit aux hommes, aux munitions, aux ravitaillements et aux matériels d'arriver sur le front, au nord de Verdun. Le groupe logea à l'abbaye de Benoîte-Vaux, haut-lieu de pèlerinage à la Vierge depuis huit siècles. Nous avons été accueillis par le père Pierre Toussaint. Le nom de Benoîte-Vaux signifie "vallon béni". Un pèlerinage existe depuis le XIIe siècle. Une fontaine miraculeuse et un remarquable chemin de croix se trouvent dans ce lieu.

L'église de Benoîte-Vaux
La source miraculeuse

L'église de Benoîte-Vaux

La source miraculeuse

Le deuxième jour a été consacré à la rive gauche de la Meuse. Aux Islettes, les Aiguepersois ont été reçus par l'Association des Amis du Verre d'Argonne dans laquelle les enfants de François Jannin perpétuent le travail de recherche. L'industrie du verre fut en effet florissante en Argonne des Gallo-Romains jusqu'aux années 1950. Le groupe est ainsi passé devant le calvaire du Four de Paris de la famille de Bigault situé dans la propriété rasée par les combats, où se trouvaient notamment des anciennes verreries.

L'autocar a fait un arrêt au Monument des Garibaldiens à Lachalade, érigé à la mémoire des frères Garibaldi, Bruno (tué à Bolante, le 26 décembre 1914) et Costante (tué à Courtes-Chausses, le 5 janvier 1915) et des 590 volontaires italiens morts en Argonne. Ce monument est situé à côté d'une magnifique église qui appartenait à une abbaye cistercienne. Dotée d'une abside pentagonale, elle possède encore trois dalles funéraires datées des années 1270-1280.

Puis le groupe s'est rendu au monument ossuaire de la Haute Chevauchée. Inauguré en 1922, il contient les restes d'environ 10000 soldats non identifiés toutes nations confondues.?Derrière ce monument, de l'autre côté de la bordure d'un impressionnant entonnoir de mine, une croix de la réconciliation fut érigée en 1973 à la mémoire de tous les morts des combats d'Argonne.

En fin de matinée, deux monuments commémoratifs américains furent visités : le cimetière de Romagne-sous-Montfaucon et l'imposant monument de Pennsylvanie à Varennes. C'est dans ce même lieu qu'en 1792, le roi Louis XVI et sa famille ont été arrêtés.

Les aiguepersois au Monument de Pennsylvanie

Les aiguepersois au Monument de Pennsylvanie

Après le déjeuner pris au restaurant Le Grand Monarque, les Aiguepersois sont allées à la rencontre de l'Association des Amis de Vauquois et de sa Région qui entretient ce site avec passion. En 1914, Vauquois est un petit village perché sur une butte avec ses maisons et son église. Quatre ans plus tard, c'est une butte coupée en deux par des cratères de 10 à 20 mètres séparant les premières lignes allemandes des lignes françaises. La guerre en surface a laissé place à la guerre des mines. C'est ainsi qu'a commencé le creusement de l'immense réseau de galeries souterraines. La Butte de Vauquois est devenue une gigantesque termitière avec 17 km de galeries. Équipés de torches et de casques de chantiers, les visiteurs sont entrés dans les galeries souterraines.

Les galeries françaises sous la Butte de Vauquois
Le monument de la Butte de Vauquois

Les galeries françaises sous la Butte de Vauquois

Le monument de la Butte de Vauquois

Des galeries creusées par des soldats
La remise de cadeaux à l'Association des Amis de Vauquois

Des galeries creusées par des soldats

La remise de cadeaux à l'Association des Amis de Vauquois

En fin de soirée, les Auvergnats ont rendu hommage au 92e Régiment d'Infanterie de Clermont-Ferrand et au 139e Régiment d'Infanterie d'Aurillac au monument du Mort-Homme, situé sur la commune de Cumières, village "Mort pour la France". Au-dessus de la citation : "Ils n'ont pas passé", un squelette, debout, qui sort de son linceul pousse son cri de victoire, bras droit levé.

Le monument du Mort-Homme
L'hommage au 92e RI et au 139e RI au Mort-Homme

Le monument du Mort-Homme

L'hommage au 92e RI et au 139e RI au Mort-Homme

La cérémonie au Mort-Homme

La cérémonie au Mort-Homme

Le troisième jour, ce fut la visite de la ville de Verdun. Tout d'abord, la fabrique de dragées Braquier et l'histoire de cette friandise a éveillé les papilles des gourmands voyageurs. La visite de l'usine a permis de voir que cette confiserie fait également des bonbons, des chocolats, des nougatines, sans oublier le célèbre obus.

La boutique de la fabrique de dragées Braquier

La boutique de la fabrique de dragées Braquier

La découverte de la cathédrale Notre-Dame, de sa crypte et de son cloître a également été très surprenante. Dans ce dernier, une copie de la Vierge du Marthuret attira l'attention. En effet, il ne faut pas oublier que le bibliothécaire de l'évêché envoya à l'abri les livres les plus précieux dans sa ville natale, Riom. L'ancien Palais épiscopal, devenu aujourd'hui Centre mondial de la paix, est un des joyaux de l'art classique français. Conçu en 1724 par Robert de Cotte, premier architecte de Louis XV, il comporte une rotule d'accès, une cour d'honneur, des jardins et des salles d'apparat.

La cathédrale de Verdun vue du cloître
Le cloître de la cathédrale de Verdun

La cathédrale de Verdun vue du cloître

Le cloître de la cathédrale de Verdun

L'après-midi fut consacrée aux endroits incontournables de 14-18 : l'Ossuaire de Douaumont, sa nécropole et son cimetière avant de se rendre au Fort du même nom. Construit à l'initiative de Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun, il consiste en un bâtiment horizontal de plus de 130 m de long, avec au milieu une tour haute de 46 mètres. La façade du monument est décorée des armoiries des villes ayant participé financièrement. Le fort de Douaumont permettait de loger 800 hommes environ mais en 1916, il y en eut parfois jusqu'à 3500. Le 8 mai 1916, une explosion accidentelle eut lieu. 679 soldats allemands sont morts. La plupart sont restés là où ils étaient car un mur a été dressé dans le fort.

L'Ossuaire de Douaumont
Le fort de Douaumont

L'Ossuaire de Douaumont

Le fort de Douaumont

L'intérieur du fort de Douaumont

L'intérieur du fort de Douaumont

Le groupe a suivi la ligne de front à l'est jusqu'aux Éparges, lieux de combat des écrivains Alain-Fournier et Maurice Genevoix. Le premier est tombé près de la Tranchée de Calonne et le second y est grièvement blessé par trois balles le 25 avril 1915. Il écrira plus tard son célèbre récit de guerre : Ceux de 14. La colline porte encore les traces de ces combats. Les entonnoirs résultant d'explosions de mines sont encore très impressionnants. Le but des armées était le contrôle du "point X", point stratégique qui domine la plaine de la Woëvre, au sud de Verdun.

Le monument des Éparges
Aux Éparges

Le monument des Éparges

Aux Éparges

Le dernier jour, la scénographie mise en place à l'intérieur de la Cidatelle a ému tout le monde. C'est dans ce lieu que fut choisi le soldat inconnu qui repose aujourd'hui sous l'Arc de Triomphe.

Sur le chemin du retour, une halte a été faite à Domrémy pour visiter la maison natale de Jeanne d'Arc.

Olivier Paradis, président de l'ACAE, remercia et félicita Bernard Boulin, au nom de tous les participants, pour l'organisation parfaite de ce voyage.


----
Photos : L. Crochet & N. Moulin - Texte : N. Moulin




Association culturelle d'Aigueperse et ses environs

140 bis grande rue - 63260 AIGUEPERSE
E-mail :
contact@sparsae.org
- www.sparsae.org -